Afin de tenter d'élever un peu le niveau intellectuel moyen du lecteur type des Vipères oxydées (la quarantaine
bedonnante, un compte en banque à 4 chiffres, un teckel à 3 pattes, une future ex-femme dans son lit et sa maman derrière son dos, un ado qui le ruine en Biactol et en cours de remise à niveau,
une pré-ado qui le ruine en orthodontiste, un crédit immo à taux variable qui le ruine tout court et un voisin casse-couille qui gare toujours sa bagnole trop près de la sienne. Sondage
Sofres réalisé hier sur un échantillon représentatif d'une personne. ), je vous proposerai réguliérement de mieux comprendre le monde qui nous entoure en retraçant d'une manière novatrice l'histoire des concepts abscons (heu...on
reviendra sur "abscons" un autre jour)et souvent trahis par des médias trépanés au service de la dictature
de l'ignorance qui régissent nos vies d'homo erectus blogus.
Aujourd'hui donc nous étudierons la Bourse.
Initialement "bourse" ne s'employait qu'au pluriel, ce terme désignant de manière imagée les deux petits sacs à graine-pour-planter-dans-le-ventre-de-maman situés de part et d'autre de l'arrosoir
de papa.
Plus tard, quand le mâle en question a eu un peu moins de poils sur le
torse et un peu plus de chemises sur le dos il a eu très envie de faire le cake devant sa belle et de l'emmener à la fête.
Tout content d'avoir réussi à faire pousser trois épis de blé dans un champ, l'Homme a en effet vite pris l'habitude de faire la fête au moment des moissons. Mais pour payer un tour de manège à
sa copine (au début un tour de balançoire ou une course de brouettes, les trains fantômes et les autos-tamponneuses étant plus tardifs) , le beau ne savait pas où ranger ses coquillages et
ses cailloux, alors sa maman lui a offert à Noël un petit sac à attacher à sa ceinture pour promener ses sous. Pour le chambrer, ses copains, sans doute un peu jaloux, l'ont accusé d'avoir une
troisième bourse autour de son arrosoir. Telle est l'origine peu connue de la bourse au sens de "porte-monnaie".
Enfin, dans la période moderne qui est la nôtre la bourse a pris un troisième et dernier sens : celui d'un vaste merdier dans lequel des inconscients sortis de polytechniques tentent de nous
prouver à coups d'algorithmes à douze inconnus que placer ses sous dans un panier virtuel qui s'appelle CAC40 peut rapporter la queue du Mickey pour peu qu'on croit encore au père Noël ou
qu'Amanda Lear est une femme.
Le père de famille moderne, amateur de risque mesuré a placé une bonne partie de ses économies dans cette bourse des temps modernes, ce qui lui apporte des satisfactions ou des déceptions plus ou
moins fortes selon la conjoncture.
Autrement dit : quelle que soit l'époque, quand la bourse de papa est pleine, maman est contente.
La prochaine nous étudierons "Le xylophone". Ou "La xénophobie". J'hésite.