L'Emmerdeuse commence assez mal dans l'existence, puisqu'elle est abandonné à la naissance.
Sa mère, terrorisée et horrifiée, ne peut en effet supporter le tout premier cri de ce nourrisson déjà fort laid, qui à peine expulsé de la matrice originelle, beugle un vibrant "ta mère suce des
bites en Enfer!" avant de se mettre à chanter "La digue du cul" en bavarois.
Recueillie par une famille de hyènes employées dans un cirque ambulant, elle apprend dès son plus jeune âge que si tu ne montres pas les dents, tu peux t'asseoir sur ton dîner, et que la vie
n'est pas un long fleuve tranquille.
Peu après son sixième anniversaire, le cirque lui propose de commencer une carrière de clown.
Carrière qui s'interrompt le jour même où elle débute, la turbulente enfant ayant chargé le 357 Magnum (qui devait lui servir à tirer sur les spectateurs pendant le numéro) avec des balles à
sanglier au lieu des traditionnels et inoffensifs pétards.
Sur le point de se faire renvoyer du cirque au sein duquel elle a grandi, elle ne doit son salut qu'à l'intervention d'un nain unijambiste et hydrocéphale, amateur d'opéra bulgare, qui anime un
numéro de chant particulièrement apprécié puisque chaque soir, il se lance dans une imitation parfaite de Chimène Badi interprétant "Entre nous" en se trémoussant sur la piste
comme un jambon à l'os.
Cet artiste de petite taille, dont le talent n'a d'égal que la cironférence de sa boîte crânienne (par opposition à Mimie Mathy, dont le périmètre crânien définit l'étendue de sa connerie)
décide de prendre la jeune Emmerdeuse sous son aile.
Il lui enseigne mille et une façon de cuisiner les brocolis chinois, lui fait découvrir des centaines de chansons paillardes à faire rougir un hussard en rut, mais surtout, surtout...il l'initie
au mythique Art de la Guerre mis au point dans l'antiquité par le célèbre Grand Maître égyptien Paindépiss.
Aujourd'hui encore, cet art martial, méconnu mais ô combien efficace, est fréquemment utilisé par les petites milices communautaristes du fameux leader spiritueux Semi Kébab, un cousin
éloigné d'Adolf Hitler, dont le quartier général secret se trouve, dit-on, à la troisième table en partant de l'entrée du Mac Donald's de Belleville.
Passant par tous les stades d'un rude et douloureux apprentissage, l'Emmerdeuse grimpe rapidement les échelons, du noviciat appelé "Dan Thonkhûl" au grade le plus élevé, le "Langh Deputh", ou
"Serpent à sornettes".
Elle quitte alors le cirque, après avoir laissé à son mentor sa collection de strings en peau de panthère et ses nombreux vinyles d'Adamo, afin de découvrir le vaste monde.
Dans les années qui suivent, on l'aperçoit tantôt au sommet de l'Himalaya, à la tête d'un groupuscule de marmottes anthropophages en rébellion, tantôt au fin fond de l'Amazonie, dirigeant une
tribu de fourmis rouges maoïstes et menant des raids sanglants contre les termites belliqueux du clan des Uaimepeh.
Louant ses services au plus offrant, elle participe au célèbre coup d'Etat qui déstabilise durablement le petit royaume asiatique de Thumandirathan. Elle prend également part, sous le pseudonyme
de Black Gamba, à la Bataille du Raille, qui voit s'affronter les adeptes des Monty Python et les adorateurs de Mel Brooks pour le titre de la Blague la Plus Foireuse.
Parallèlement à cet engagement politique particulièrement intense, elle déverse à l'occasion des tombereaux d'insanités sans queue ni tête sur un obscur petit blog. Cette carrière parallèle lui vaudra d'ailleurs l'insigne honneur d'être comparée à Michel Fourniret lors d'une tempête
virtuelle comme la blogosphère n'en avait sans doute pas connu depuis la célèbre affaire du bisounours tueur (qui avait déclenché une polémique monumentale sur les skyblogs de quelques
"kikou loleurs" bien connus du grand public).
Sa rencontre avec son frère caché, Bernard Henri Seagal, va changer le cours de son existence, puisque le cultissime guerrier-philosophe lui propose d'intégrer l'ultra-secret
Détachement International des Vipères Oxydées, un étrange groupe de blogueurs au passé trouble et à l'avenir incertain.
Sous le nom de code "Serpent à Sornettes", l'Emmerdeuse entamme désormais une nouvelle phase de son existence pitoyable .
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Quelqu'un aurait de la vaseline?